Nous sommes en 2002, les soirées « Tecktonik Killer » font rage au Métropolis, à Rungis, en banlieue parisienne. Leur but : promouvoir le « jumpstyle » et le « hardstyle », deux mouvements musicaux venus des Pays-Bas et de Belgique. 

Le phénomène Tecktonik devient un univers, puis une marque : il associe danse, musique, style vestimentaire et boissons énergétiques. 

Cette popularité, assortie d’une médiatisation à grande vitesse, vont accélérer la ringardisation du mouvement, qui disparaît aussi brutalement qu’il est apparu, avant de tomber dans un relatif oubli. Jusqu’à aujourd’hui.

Près d’une décennie après l’apogée de la Tecktonik, quel est son héritage ? 

« Tecktonik : danser, mourir, recommencer » est une série de Karim Boukercha, réalisée par Quentin Bresson.


ÉPISODE 1 : AU MÉTROPOLIS

Au début des années 2000, les soirées sont déchaînées au Métropolis, en région parisienne. Dans ce premier épisode, nous partons à la découverte de l’endroit et de l’ambiance, dans laquelle a pu naître le mouvement Tecktonik.


ÉPISODE 2 : DANS LA RUE

La Tecktonik, popularisée dans les clubs et les soirées attitrées, finit par en sortir et arrive dans la rue, notamment grâce à internet et ses réseaux de l’époque, comme les Skyblogs. Sa popularisation grandissante culmine avec un rachat de la licence par TF1… qui signera sa perte.


ÉPISODE 3 : DISPARITION

Le rachat de la license par TF1 signe son arrêt de mort. À la fin des années 2000, la Tecktonik devient ringarde. Récupérée par les enfants dans les cours de récré, elle devient un sujet de moquerie.


ÉPISODE 4 : ÉPILOGUE

Aujourd’hui, grâce aux compétitions de danse électro et de Vertifight, la Tecktonik continue de vivre de façon underground et plus cachée, notamment en Amérique du Sud. C’est aussi le temps de la réflexion pour les ancien·ne·s danseur·se·s : quels apprentissages en ont-ils tiré ?


CRÉDITS

Programme B est un podcast de Binge Audio présenté par Thomas Rozec. Cet épisode a été produit en septembre 2019 dans les studios de Binge Audio (Paris, 19e). Réalisation : Quentin Bresson. Chargée de production et d’édition : Lorraine Besse. Générique : François Clos et Thibault Lefranc. Identité graphique : Sébastien Brothier et Thomas Steffen (Upian). Illustration : Philippe Leroyer / CC / Flickr. Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles.