Dans ce premier épisode, Casseroles passe à table et s’interroge sur les identités culinaires, en se demandant s’il existe de vraies recettes de cuisine. Doit-on s’indigner ou non de mettre de la crème dans la carbonara ? Des pommes de terre dans le pan bagnat ? Pourquoi ces écarts cristallisent-ils autant de réactions ? Se permet-on des discours identitaires avec certains plats que l’on ne se permettrait pas dans d’autres situations ? Piquer les plats des autres et les malmener, est-ce de l’appropriation culturelle ?

Pour répondre à toutes ces questions, notre invité Tommaso Melilli. Ce chef et journaliste vient de sortir aux éditions Nouriturfu « Spaghetti Wars. Journal du front des identités culinaires »

« La bouffe est violemment entrée dans le panthéon de la culture pop, et la culture pop est anarchiste, conservatrice, sans scrupules, réactionnaire, révolutionnaire et sentimentale. Les plats, les idées et les recettes circulent à une vitesse jamais vue. Je voudrais raconter un morceau de l’histoire de cette guerre que nous vivons. »


LA CHRONIQUE PIF
La journaliste Céline Maguet a un petit faible pour le vin et les vignerons nature. En plus de collaborer avec des magazines, elle a monté Grappes avec des amis, un système qui permet de vendre des vins (naturels évidemment) à la tireuse dans des festivals.

« Non, le vin de voile n’est pas le monopole du Jura, mais tout le monde ne peut pas le faire. »

Dans cet épisode, Céline nous a parlé du vin de voile, un vin à la technique bien particulière que l’on fabrique généralement dans le Jura avec du savagnin. Sauf que celui qu’elle a rapporté est fabriqué en Loire par Jean François Chéné, vigneron en Anjou dans le domaine de La Coulée d’Ambrosia. Une façon de montrer que l’on peut, même dans le très conservateur monde du vin, détourner des recettes bien spécifiques.

A BOIRE
Vin jaune, domaine de la Tournelle
Savagnin de voile, domaine de la Tournelle
o2, la Coulée d’Ambrosia
Vin de voile, domaine Plageoles


L’AMOUR EST DANS LE PRÉ (DE PERMACULTURE)

La journaliste Jill Cousin habite depuis peu à Annoville, à la ferme ô VR avec son copain fermier Norbert Nicolet. En plus d’écrire sur la gastronomie, elle cultive donc tomates, blettes et autres courges pâtisson qu’elle va vendre sur les marchés. Dans sa chronique, elle nous parle des tomates, de leurs variétés, comment les cultiver et reconnaitre une « vraie » tomate d’une tomate hors sol.

« Il ne faut pas être naïf, en achetant des tomates vendues à 1,80 € le kilo en grandes surfaces, il y a 90% de risque qu’elles aient poussé hors-sol et qu’elles n’aient aucun goût ! »

A MANGER
Les tomates de la ferme ô VR 
Et en hiver ? Des tomates en boites chez Le Zingam 75, rue du Chemin Vert, 75011 Paris ou dans n’importe quelle épicerie bio.


LES RECOMMANDATIONS

À voir
Ugly Delicious, sur Netflix, de David Chang

À lire
Enquête mondiale sur la tomate d’industrie, Broché, de Jean-Baptiste Malet
Pur jus, la vinification nature, Fleur Godart et Justine Saint Lô, éditions Marabout.
Kaukasis A Culinary Journey through Georgia, Azerbaijan & Beyond, Olia Hercules


CRÉDITS
Casseroles passe à table est un podcast de Zazie Tavitian produit par Binge Audio. Réalisation : Quentin Bresson. Musique originale : Théo Boulenger. Chargée de production : Juliette Livartowski. Chargée d’édition : Camille Regache. Identité graphique : Seb Brothier / Upian. Direction des programmes : Joël Ronez. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles. Direction artistique : Julien Cernobori.