Régulièrement dans l’actualité on suit avec effroi des affaires judiciaires concernant les violences faites aux enfants.

Évidemment, chaque cas est différent, et les mécanismes à l’œuvre dans un déni de grossesse ou un déni d’enfant, comme c’était le cas dans l’affaire récente de la petite Serena, que sa mère a cachée deux ans durant dans une pièce au sous-sol et dans le coffre de sa voiture, sont bien différents de ceux que l’on retrouve dans une affaire de moeurs ou de violences quotidiennes et répétées exercées par un parent sur son enfant.

Mais un élément à tendance à revenir : bien souvent, les acteurs médico sociaux qui sont chargés de veiller et de détecter les comportements anormaux se retrouvent plus ou moins implicitement accusés d’avoir trop tardé à agir, d’être arrivés trop tard, de n’avoir pas vu, ou pas su voir, qu’il y avait un problème.

Est-ce que c’est si vrai que ça ? Pourquoi a-t-on a le sentiment que les acteurs sociaux sont presque plus mis en cause que les parents eux-mêmes ? Quelle est la réalité des violences faites aux enfants en France en 2018 ? Est-ce qu’on ne sacralise pas un peu trop la famille, jusqu’à refuser de voir ce qu’il s’y passe parfois ? Et surtout, comment faire évoluer les choses ?

Thomas Rozec rencontre Agnès Naudin, capitaine de police une brigade de protection de la famille, et autrice du livre “Affaires de Famille” aux éditions du Cherche Midi, et Marie-Pierre Colombel, présidente de l’association Enfance et Partage.

CRÉDITS
Réalisation : Théo Boulenger. Chargée de production et d’édition : Lorraine Besse. Direction de la rédaction : David Carzon. Direction de programme : Joël Ronez. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles. Musique : François Clos et Thibault Lefranc. Production : Binge Audio.