Dans la seconde partie de cet entretien avec le sociologue Eric Fassin, spécialiste incontournable des questions de genre, il est question de quatre événements vus au prisme des masculinités. L’attentat masculiniste de Toronto, l’exercice du pouvoir d’Emmanuel Macron et de Donald Trump, et le formidable mouvement de libération et d’écoute de la parole des femmes sur les violences sexuelles, c’est à dire les mouvements #balancetonporc et #metoo.

Pourquoi souligne-t-on rarement le genre des auteurs de tuerie de masse aux Etats-Unis, alors que 98% d’entre-eux sont des hommes ? La masculinité d’Emmanuel Macron est-elle le nouveau visage de la masculinité hégémonique ? Quels liens entre masculinité et pouvoir ? Comment les mouvements #metoo a fait bouger (ou non) les rapports femmes-hommes ?

Enfin, Eric Fassin raconte comment il a commencé à s’intéresser aux études de genre, et dévoile le sujet de l’article qu’il projette d’écrire (spoiler : ça a à voir avec une barbe).


RÉFÉRENCES CITÉES

La tuerie de l’école Polytechnique de Montréal : le 6 décembre 1989, quatorze Québécoises ont été assassinées simplement parce qu’elles étaient des femmes.

Femmes avec moustaches et hommes sans barbes” (non traduit) : Women with Mustaches and Men without Beards – Gender and Sexual Anxieties of Iranian Modernity, de Afsaneh Najmabadi (2005).


RECOMMANDATION

Les oeuvres qui représentent Sainte Wilgeforte (sainte Livrade, sainte Débarras), comme cette statue, visible en l’église Notre-Dame-de-Lorette à Prague, et ce triptyque de Jérôme Bosch – Le martyre de sainte #Wilgeforte, Venise, Gallerie dell’Accademia, vers 1480.


CRÉDITS
Les couilles sur la table est un podcast de Victoire Tuaillon, produit par Binge Audio. Production : Joël Ronez. Rédaction en chef : David Carzon. Réalisation : Quentin Bresson. Chargée d’édition et production : Camille Regache. Direction générale : Gabrielle Boeri-Charles. Direction artistique : Julien Cernobori. Éditrice : Albane Fily. Générique : Théo Boulenger.